THETYS - news080305
le VOYAGE DE THETYS
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LA NEWS DU 05 MARS 2008
COntact : thetysmail@gmail.com

En direct de Frontignan …


Mais revenons quelques jours en arrière :


Le lundi 3 mars au matin, nous étions encore et toujours à Marseille, les éléments perturbateurs s’étant bien donnés rendez-vous au quai d’honneur pour ce mois de février, à croire que la clôture du travail et les adieux aux familles et amis ne suffisaient pas à solder nos comptes pour nous laisser partir.

Donc lundi matin, après réception du dernier papier manquant (l’acte de francisation du bateau, son passeport, obligatoire à bord) et visualisation de la dernière météo, 3 options se présentaient encore : moisir encore une bonne semaine à Marseille en attendant que le vent se calme (sans garantie du délai d’ailleurs, Mr Mistralou semblant s’être installé sur la région pour un bon moment), ou prendre la direction du sud, version Baléares-express (avec en prévision au moins 12h de baston, mer de travers et 35-40 nœuds, choix refusé par notre skipper), ou s’engager vers l’Ouest, face au vent mais à proximité de la côte (histoire de décoller, enfin, et malgré cette météo plus que perturbée).

Mais 3 semaines au ponton ont eu raison de toutes ces bonnes ou mauvaises excuses, et après avoir dit au revoir à plusieurs reprises (salut, tchô, à bientôt …), et malgré la tempête annoncée sur le golfe du Lion, nous sommes partis. La dernière option a ainsi fait l’unanimité (Barbapapa inclus), et c’est donc à 4 voix contre 0 que nous avons largué les amarres, bien décidés à affronter le mistral annoncé et la mer Méditerranée qui avaient décidé de se rattraper de ces 3 semaines d’été marseillais en ce mois de février (dont on a bien profité, merci !).



C’est parti !!! Lundi 3 mars 2008, 11h30, sous un magnifique soleil marseillais et par 20°C, nous avons démarré notre tour du monde (les photos ...) !!!


Cirés, bonnets, gants, on a vite compris que l’option côtière et première nuit au port allaient nous rendre la journée fréquentable. Le temps d’arrimer tout ce qui vole à bord (pas facile de tout voir à Marseille, bien amarrés au ponton), ranger les couteaux et caler les estomacs avec le sandwich minimaliste pain-saucisson autorisé par les vagues jetées à l’assaut de Thétys , nous nous sommes envolés pour 40 milles, escortés par quelques jolis porte-containers et autres douaniers (mais cette fois, ils ont dû trouver l’accostage trop périlleux pour oser s’inviter à bord). Quelques heures plus tard, et après avoir eu droit à notre premier coucher de soleil, les Saintes Maries de la Mer nous offraient refuge et pizzas, histoire de digérer sereinement cette première journée mouvementée et ventée.

La deuxième journée de ce tour du monde version diesel au démarrage, nous a mené des Saintes Maries à Frontignan, mais la mer ayant choisi le mode essoreuse, avec 45 nœuds de vent et personne d’autre que nous pour en profiter (!), l’option nuit au port nous a paru plus que nécessaire pour que Barbapapa et ses équipiers gardent sourire et moral. Et cela malgré les 10° à l’intérieur du bateau (Bruno ayant gentiment donné nos 2 petits chauffages d’appoint à Marseille, vu qu’on n’en aurait plus besoin …), les douches salées de la journée, un rafraîchissement du vent annoncé pour le lendemain et un problème de mayonnaise au niveau du moteur (ne me demandez pas, moi, en cuisine, je n’y comprends rien) qui nous oblige à sortir le bateau de l’eau assez rapidement.


70 milles parcourus en 2 jours, 1 problème de moteur, 0 poisson péché, 3 cirés mouillés, 45 nœuds de vent au compteur, 2 saucissons aveyronnais (hmmmm !!!!), ce tour débute bizarrement et nous sommes un peu décontenancés de la tournure prise par ces premiers jours. Peut-être que 3 semaines au contact des marseillais nous ont fait légèrement exagérer le plaisir qu’allait être l’option Thétys Express via Ibiza et Gibraltar pour se retrouver sous les tropiques canariens dans 10 jours … Mais comme dit souvent le pêcheur du bord : « quand ça commence mal, ça finit bien », donc un peu de patience, le mistral va bien finir par caler, la mayonnaise du moteur par tourner, et Thétys par ajouter du sud dans sa route vers l’ouest (à moins qu’on lui pose des roues) !