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le VOYAGE DE THETYS
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LA NEWS DU 10 OCTOBRE 2008
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Vacaciones en Blanquilla y Tortuga, ou petits mouillages entre amis !


Mouillages de rêves, rencontres fortes, poissons frais, navigations ventées … Les photos parlent d‘elles-mêmes et notre plaisir d’être là ne se raconte plus. Alors voici quelques impressions différentes …

C’est vrai qu’en modifiant notre programme initial et en décidant de partir avec Gilles et Cathy (qui naviguent à bord de Cyale) vers Blanquilla, on pouvait s’y attendre : impossible de décoller Cyale et Thétys. Brusques changements de mouillages, houle remuante, infidélité en dînant à bord d’Amaya (merci Jeff pour cette superbe soirée), et même 10h de navigation ventée de Blanquilla à Tortuga …

Rien n’y a fait, nous nous sommes retrouvés obligés de passer plus de 2 semaines ensemble, pour qu’enfin discrètement, à la nuit tombée et après un dernier apéro, Cyale prenne le chemin du retour de la fin des vacances, nos 2 amis travaillant encore pour quelques temps en Martinique.

Et dire que tout ceci a commencé avec le classique « salut, vous êtes sur Thétys ? » (facilité par le marquage de notre annexe), lancé par Gilles sur le ponton de Porlamar, île de Margarita. Poursuivi par un « on s’est croisé il y a 3 jours aux Testigos , vous savez, le bateau à coque bleue », et nous voilà parti pour un apéro à bord du fameux « bateau bleu » (Cyale donc) qui mute en dîner sur Thétys, pour finir par un « bidonage » de gasoil commun le lendemain.  Les bases sont jetées, nous partons ensemble pour quelques jours, et plus si affinités.

C’est comme ça la vie sur les bateaux. Des rencontres, facilitées par la proximité, les sujets communs et la disponibilité. Selon les affinités, certaines se transforment en véritables échanges, et quelques-unes en amitiés fortes. Quelques heures, jours ou semaines, où l’échelle de temps que l’on connaissait n’a plus cours, et où l’ouverture d’esprit de tous permet de se découvrir rapidement, générant ou non des histoires plus longues. Pas d’obligations, juste des envies de passer du temps ensemble. Hasards des rencontres ou coïncidences dues à l’alignement des planètes, nul ne le sait mais tous se prêtent au jeu. Et même s’il arrive parfois qu’un bateau mouillé à quelques dizaines de mètres pendant plusieurs jours ne reste que des silhouettes aperçues quotidiennement, couronnées d’un signe de la main pour dire bonjour.


C’est comme cela que nous avons eu le plaisir depuis les Canaries de faire quelques très bonnes rencontres. Et puis « la terre est ronde », et la plupart des bateaux naviguent vers l’Ouest, avec les courants et les vents. Donc les occasions de se retrouver quelques temps plus tard (semaines, mois, années) au détour d’un mouillage ne manquent pas.

Et quel plaisir de recevoir des mails des amigos qui naviguent avec quelques semaines d’avance (dans ce monde, on compte en temps, pas en distance), ou de se faire accueillir dans une marina vénézuélienne par une annexe jaune connue. Ou encore d’envisager une navigation commune dans quelques temps, permettant de joindre l’utile (sécurisation) à l’agréable des moments partagés.



Autre temps fort de ce mois de mouillages : la pêche sous-marine, ou chasse. Elle est pratiquée en majorité par les hommes, encore que Pascale s’y soit essayée (demandant juste à son homme de rester à proximité pour recharger le fusil, trop physique pour elle, pratique !), ou que Cathy nous ait ramené une cigale (de mer, cousine de la langouste) attrapée à la main … Pour ma part, mes oreilles sont beaucoup plus adaptées aux bords de planche à voile qu’à la descente à plus d’un mètre sous l’eau, ce n’est pas de chance, mais vu les qualités sous-marines de Bruno, cela n’a pas de conséquences néfastes sur notre alimentation.







Donc la chasse sous-marine se pratique avec des fusils armés de flèches retenues par des sandows qui propulsent ladite flèche vers la cible dûment identifiée par le chasseur. A « l’agachon », c'est-à-dire qu’on se la coule douce au fond de l’eau en attendant que le poisson désiré s’approche, et qui nécessite juste de bonnes capacités respiratoires (ou plutôt non respiratoires), spécialité de Gilles. Ou « à la volée », technique utilisée par le pêcheur à l’âme de chasseur, plutôt opportuniste dans son genre, comme Bruno ou Pascal, et qui comme Lucky Luke …






Enfin quelle que soit la méthode employée, tout ceci nous permet de manger frais et très bon quotidiennement, ainsi que de parfaire nos compétences en dépeçage / écaillage / vidage / filetage et ceviche / barbecue / mayonnaise maison. C’est sûr que la compétition entre les hommes dans le rôle nourricier du bord se crée, mais elle ne peut être que positive tant qu’ils y vont ensemble et ne se tirent pas dans le dos … et que le résultat de la pêche du jour est partagé autour d’une même table. Pas de blessé à déplorer à ce jour, il faut juste faire attention aux poissons pierres, aux petits requins vénézuéliens, aux coraux urticants, ou autres magnifiques oursins bardés de longues piques noires.

Autre sujet favori des mouillages : la fameuse langouste de 3kg pêchée la veille. Qui subit l’effet « radio ponton » qui amplifie tout. En effet, malgré les heures passées sous l’eau à tout moment de la journée et de la nuit, nos pêcheurs acharnés n’ont pu mettre la main sur de grosses langoustes, nous contentant des fameuses brésiliennes (…), plus nombreuses et légères (… bis), mais néanmoins délicieuses, et ceci malgré les annonces de certains autres bateaux concernant leurs pêches passées … Va savoir … Le mythe ou la réalité du Brésil atteint même les côtes vénézuéliennes !


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